ZAMORA

 

Peintures 

Eduardo ZAMORA est un conteur. Il recourt aux images comme le poète emploie des mots, pour peindre un monde irréel. Né au Mexique en 1942, à la frontière du Texas, il est nourri de traditions, de croyances populaires et de rituels où la mort et la vie se travestissent pour emmêler les destinées.

Homme de passion, engagé, aspirant à un équilibre universel, il tisse des séquences historiées dont le remembrement débouche sur une fable goyesque.

Les Disparates précèdent ses scènes de sabbat diurnes. Les figures humaines sont confrontées à d’étranges animaux dont ils partagent les déformations qui contribuent à l’étrangeté de la scène. Sarabande, autodafé, tauromachie, labyrinthe et minotaure rejettent toute logique cartésienne.

Zamora dénonce les injustices, la folie des hommes, les pressions, la misère par les couleurs d’une palette aux richesses inépuisables et le mouvement, dans un éclat de rire grinçant. Comme ses ancêtres, il célèbre le Dia de los muertos , mais avec des historiettes qu’il faut regarder attentivement. Voilà pourquoi une peinture de Zamora est salvatrice.

Elle exorcise tout sur son passage. L’artiste possède un métier qui le fait peindre comme un miniaturiste médiéval, la liberté en plus. Pas question de s’en tenir aux codes.

Sa révolte passe par ses pinceaux alertes qui manient l’huile avec assurance, à l’unisson de la vivacité de son imaginaire.

 

Lydia Harambourg

Extrait choisi : « Eduardo Zamora » par Anne Kerner, in
Zamora, catalogue d’exposition, Paris : Lefor Openo, 1997, p. 10.
« […]Epreuves, exorcismes, traversées du temps. De l’espace, aussi. Les œuvres de
Zamora ne cessent de tisser un patchwork aussi terrible qu’inquiétant avec la mort
joyeuse de ses ancêtres de Tula et de Monte Alban et la pléthore des maux quotidiens
du commun des mortels de notre pauvre planète. Puissantes comme la tequila.
Enivrantes comme le mezcal. Elles enflent, gonflent, pullulent des cassures humaines,
des brisures de l’âme, de toutes ses souffrances et de tous ses refus. « Rien du rêve
mexicain, son cauchemar, plutôt », confie le peintre. Dans un monde, l’autre. Dans les
mystérieuses cités du Serpent à plumes, les affres cinématographiques d’ »Au-dessous
du volcan » et des « Epices de la passion ». Dans cette fin de siècle qui prône le retour
de la peinture comme celui de la figure, les personnages serpentins de Zamora,
grands frères des bonhommes ronds de son ami Hadad et du héros rose de Paella
Chimicos, chauffent le sang et les sens. […] »
Eléments biographiques (Biographie complète sur demande)
Né à Nuevo Laredo, Mexique, en 1942.
Etudie à l’Ecole Nationale des Arts Plastiques de Mexico puis à l’Académie d’Arts
graphiques de Cracovie, Pologne.
Travaille et réside à Paris depuis 1973.
Expose depuis 1965 internationalement et depuis 1993 à la galerie Lefor Openo.
Acquisitions
Musée Civico de Carpi, Italie ; Musée Rufino Tamayo, Mexico ; Musée d’Art
Moderne, Santiago, Chili ; Fonds National d’Art Contemporain, Paris ; Fonds Régional
d’Art Contemporain d’Ile de France ; Association pour la création du Musée d’Art
Contemporain de Bourg en Bresse, France.

 Quelques oeuvres choisies :

photo 1

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